palmarès du concours du film court

Jury 2017

  • Madame Constance DE GUILLEBON Service communication, Crous de Lyon
  • Monsieur Warren MADANAMOOTHOO, Étudiant en chimie Université Claude Bernard Lyon 1
  • Madame Malika KEBAL Chargée de mission animation en hébergement et restauration
  • Madame Lyne VOROYA, Responsable d’animations socio-culturelle sur la Doua
  • Madame Anna DZIASKO, Chargée de mission culture, Crous de Lyon

Informations générales.

Nous avons reçu, dans le cadre du concours du film court, institué en 2003, les courts-métrages de 4 candidats.

Chaque participant devait réaliser une œuvre originale sur support vidéo, en langue française ou sous-titrée ou sans dialogue (documentaire, art vidéo, narration, fiction, expérimental et animation), avec générique, en couleur ou en noir et blanc dont la durée ne doit pas excéder 5 minutes.

Les lauréats régionaux sont au nombre de deux et leurs candidatures seront envoyées au Crous de Clermont-Ferrand pour concourir au niveau national (1er prix : 2 000 €, 2ème prix : 1 000 €, 3ème prix : 500 €) :

  • 1er prix régional : Sosa Gil Luis Armando, Université lumière Lyon  2 « Vapeur d’orange»
  • 2ème prix régional : Zoé MARCHAL, Université lumière 2, pour son court-métrage « Tempus Fugit»

1. Vapeur d’Orange par Sosa Gil Luis armando
Critiques sur le film : Un film léger, beau et poétique. Selon moi le film traite de l’anxiété, de la bataille constante entre liberté et obligations, de la mort et du suicide. Les premières images montrent une personne dans son appartement, cloisonné, enfermée, avec un bruit incessant d’aiguilles qui font tic-toc. Au moment de sortir de son appartement, on entend les cloches sonner, signe annonciateur de la mort imminente, comme si l’enterrement était déjà amorcé. Les prochaines images montrent la liberté pure et simple, la danse, la légèreté de l’âme, pourtant on sent déjà approcher l’échéance, vis-à-vis du jeu d’ombre omniprésent. Il semblerait que la personne se retrouve livrée à elle-même et à ses propres démons, piégée dans une lutte incessante avec son alter-ego, qui se confirme lors de la scène du marché lorsqu’elle achète des oranges. Orange, qui semble représenter l’attrait à la vie, une couleur chaude et rassurante, la notion du fruit, de la vie.  Ensuite se suit la scène du métro, focus sur les portes du métro qui se ferment, comme si sa vie se retrouvait piégée et décidée à cet instant même. Un dernier moment de contemplation de sa vie, un dernier moment de liberté et d’euphorie pure suivie de la chute de l’orange qui roule vers le fond du métro, comme si la vie s’échappait déjà. Là, lorsqu’elle se lève pour aller ramasser ce fruit, elle se retrouve face à son alter-égo, habillée en rouge, symbole de sang et de rage, de colère, marqué par le regard froid et insistant. Elle ramasse son orange et retourne s’asseoir mais quelque chose est déjà changé. Le métro freine et le plan change. On observe la protagoniste avachie sur sa table, regardant un verre d’eau bouillant posé à côté d’un verre d’eau froide, le bruit angoissant du métro continuant, comme si celui-ci agonisait en même temps que la jeune femme. L’image semble indiquer la contemplation de la noyade, l’envie de plonger, l’impression de se noyer en soi-même et de sombrer au plus profond de son âme. Et enfin dernier plan sur un toit, contemplation du paysage urbain et lentement, la caméra qui se relève vers le ciel. Libération. La mort est arrivée, l’enfer vécu, le paradis est à portée de main, accueillant et bleu, calme, serein.

2. Tempus Fugit par Zoé Marchal
Un film simple, léger et qui transmet aisément son message. La trame est simple, on observe une jeune femme dans la rue, immobile et derrière elle le temps qui se déroule, les gens qui marchent et les voitures qui avancent sans cesse. Dans une autre scène on la voit à l’arrêt de métro, avec idem, la vie qui avance devant ses yeux. Elle reste immobile, elle ne bouge pas et ne parle à personne. Elle ne contemple rien, son regard reste perdu dans le vide. Lorsqu’une personne vient s’asseoir près d’elle la scène se coupe, comme si elle ne souhaitait aucune compagnie, aucun dérangement, aucun contact avec l’extérieur. Elle est comme cette étrangère perdue dans un monde qui ne lui appartient pas, qu’elle ne reconnait pas et dans lequel personne ne la reconnait. Un peu à la façon du « Englishman in New York » de Sting, où tout semble irréel, intemporel, hors d’atteinte. La dernière scène est une répétition de la première, comme pour signaler une boucle perpétuelle. Le monde ne change pas, rien n’avance et tout recommence et elle ne souhaite pas se mêler à se monde, elle ne voudrait pas le changer tout comme elle ne voudrait pas que celui-ci la change.

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Non merci

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